La carence comme violation des droits
Lorsqu’une personne souffre d’une carence nutritionnelle mesurable — en magnésium, en vitamine D, en fer, ou en tout autre nutriment essentiel — et que le système de santé refuse de fournir une intervention corrective, cela ne constitue pas simplement une mauvaise gestion médicale. C’est une violation des droits humains.
Le Droit à l’Intégrité Physiologique repose sur le principe que chaque individu a le droit au maintien et à la restauration de ses paramètres physiologiques normaux. Ce droit est aussi fondamental que le droit à la liberté, à la sécurité, ou à l’éducation. Sans un fonctionnement physiologique optimal, une personne ne peut exercer pleinement ses autres droits.
L’inaction face à une carence n’est pas neutre. Elle entraîne des conséquences concrètes : fatigue chronique, douleurs, troubles mentaux, réduction de la capacité de travail, et détérioration de la qualité de vie. En refusant de traiter activement ces déséquilibres, l’État et le système de santé privent l’individu de sa capacité à vivre pleinement.
Cette négligence est d’autant plus grave qu’elle est souvent justifiée par des arguments économiques ou par l’absence de « preuves suffisantes ». Mais les droits humains ne sont pas conditionnels à la rentabilité ou à la disponibilité d’études randomisées. Ils sont absolus.
Le DIP appelle à un changement de paradigme : reconnaître que l’obligation de corriger activement les carences physiologiques est une obligation de résultats, et non simplement une obligation de moyens.
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